| Par Charles Burgunder pasteur à la Fédération des Églises Chrétiennes du Plein Évangile (FECPE) de Valbirse, Suisse. Professeur de théologie systématique Startup et ACRO. |
Sera mis en ligne le 15 février 2025
Résumé par l’IA Euria (https://news.infomaniak.com/euria-assistant-ia-souverain/)
Augustin, docteur de la grâce, a profondément marqué la théologie chrétienne latine. Son œuvre immense — sermons, lettres, traités comme La Cité de Dieu, Les Confessions et La Trinité — explore la foi, la grâce et le libre arbitre. Il combat le donatisme (affirmant la validité des sacrements indépendamment du ministre) et le pélagianisme (défendant la souveraineté divine dans le salut : l’homme, mort spirituellement, ne peut se convertir sans la grâce). Pour lui, la foi est un don de Dieu, non une œuvre humaine, et précède l’intelligence. La grâce, irrésistible et efficace, attire l’âme par l’amour, transformant la volonté sans la contraindre. Elle opère en l’homme une conversion intérieure, rendant possible la persévérance finale. L’Écriture, parole de Dieu, guide vers la vérité, tandis que la foi, vivante et opérante par la charité, se démontre par les œuvres. Augustin voit l’homme comme un être en relation avec Dieu, dont la dignité vient de l’appel divin. Sa pensée, fondée sur la miséricorde divine et la prédestination, a influencé Calvin et reste d’une actualité étonnante, offrant une théologie de l’histoire où chaque âme joue un rôle dans le drame de la rédemption.